jeudi 4 mars 2010

regard intérieur (éditorial n°3 )

Poésie ? Avec elle, Sentiment éphémère. Désormais pourquoi écrire, pourquoi ça ? Machine affreuse et parfaite, une sensibilité de la mort et après ? La Poésie une éternelle question, un éternel soupir, une éternelle répétition. Ne pas trouver un sens, non. Un but non plus. La vie, oui. A elle et seulement à elle la Poésie peut se confier.

Faire de la poésie je le pense et ne l'impose pas c'est regarder profondément à l'intérieur de soi, du sujet. Toute chose extérieur avant de se poser sur le papier doit passer par un je immense et incontournable. Le Sentiment, le souvenir chaque élément que la Vie nous offre doit passer par soi et est rigoureusement transformée. La poésie n'est pas l'Art de la destruction du je, c'est son amplification. Au fond de soi se trouvera l'universalité, l'absolu tant recherché. La Beauté de la Poésie réside en cet élément : machine humaine et seulement humaine.

Etre poète c'est donc la capacité à trouver l'absolu en sa propre pensée, son propre corps....

La sensibilité nous est strictement réservée. Sans une liberté absolue la poésie n'a plus de raison d'être. Une liberté particulière, la liberté du je. Les règles de la Poésie ne sont pas à rejeter c'est à chacun de les voir comme une voie possible, déjà tracée.

L'art poétique c'est donc ça être libre face à soi et l'extérieur, seulement, nous sommes humains peut être trop humain.

L'éternel est là au fond de la Poésie et rien ne l'en délogera, jamais.

Thomas. Debris

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