Au fond de cette vallée orangée deux yeux luisaient. Deux bleus. Sans rêve ni souvenir. Les paroles s'en vont, fuient cet endroit. Toi ? Tout ça tu ne le vois pas, ne le sens pas. Tu as peur. Au loin la mer dépose son écume, ses vagues. Je marche. Le sable sous mes pieds crisse, s'effondre, veut me pénétrer. Un visage. Le vent souffle, enflamme ma figure. La mort est là. Elle se repose pleine de désespoir. Je ne tomberai pas, sans toi. Seulement ces yeux. La foule a disparu, un silence dans le coeur.
La lumière s'est éclipsée. J'ai froid. Passion ? Le bleu d'un regard ? L'énergie un peu trop sombre des vagues étoiles ? Non non. Je continus. Devant moi une falaise, un vertige.
Le rêve alors surgit, souhaite, espère me délivrer. Je ne peux y aller. Ces yeux sont toujours là, m'observent.
Que faire ? Raison de mon coeur ? Folie de mon âme ? Questionnement sans fin, sans je ni vie. Le temps s'est arrêté. Seulement toi, encore toi. Tu ne me quittes pas. Jamais. Cette tristesse je n'en veux plus. Vide.
Je sors une cigarette, l'avale. Je pleurs. Mon Ami a disparu lui aussi. Sa voix ne m'atteint plus. Les souvenirs, je les ai perdus. En pleine course, rumeur !
Je ne pourrais dire, ces yeux s'approchent. Frissonant je les admire. De plus en plus près ils viennent. Comme paralysé je cri son nom, le lache, l'offre à l'éternel.
Tout s'arrête. Plus rien. La tristesse a disparu. Je regarde au fond de moi. Qu'y a t-il ? Le mal, hideux s'exclame. Tel un fou au visage parfait il me questionne. J'arrête, le tue et dans un dernier élan suicide le dernier de mes souvenirs, ton nom....
Thomas Debris
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