lundi 1 mars 2010

Fin

Ecrire ce texte, tout lacher, tout abandonner. Ne plus garder ces Sentiments, ces impressions déçues.

Il arrive aux passions de s'éclipser, d'ombrager un ciel déjà trop bleu. L'éphémère ne compte plus. Seulement ce visage, ses yeux. Oui ses yeux que rien n'égalera, jamais. Une Drogue dans le coeur bien obligé de continuer je ne sais plus. Mes gestes tu ne les as pas compris, pas vus ? Ils auraient pourtant soulever la rumeur, la rumeur de ton coeur.
Pauvre imbécile !
Assis contre cet arbre le matin se lève, doucement. L'orangé de mon histoire est là, au fond. Le vent tranquillement se réveille. Souffle de mort, je m'y plais. Non pas que ces mots m'éffraient, ils m'excitent, m'abrutissent. Récit de création, un jour, sûrement ! Le temps s'écoule, chaque seconde claque, fouette l'espoir déjà trop fragile. Des petits cris, ton nom ? Je le scande à chaque instant. Tu tournes mon coeur. Education d'un sentiment, privé de liberté à quoi bon hein ? Toi tu le sais mon ami. Le soleil brille, jaune, bleu. Le sol craque.
Voyage d'un moment je ne peux qu'oublier. Cette fumée ? Tu me fais bien rire. Jeunesse perdue dans la misère et la faim. Ne jamais remettre à plus tard. Commencer, commencer dès maintenant. Mettre fin à tout ça, cette puanteur que même la raison reconnait. Tout comme moi tu mourras. Vis ! N'écoute pas ! Tout me quittant il ne reste qu'une chose, la libre écume, blanche, granuleuse. Elle disparaît.
Au bord d'une falaise j'observe. Le rouge désespoir alors me tente. Se battre, créer, enfin y arriver.
Mes cigarettes s'éteignent, prendre place. La peur s'y terre. La couleur renaît, le sentiment réapparaît, le souvenir surgit, l'amour ? Chaque moment, chaque instant se bloque, crisse, la fin approcherait t-elle ? Le plaisir s'interromperait il ? Egoistement je me relève, marche, la foule autour de moi n'écoute pas, se presse un mal dans le corps. Le froid colle à ma peau. Les marches sont dures, fatigantes. J'ai fait mon choix !
L'Etre progressivement, disparaît, s'éteint. Je le jette. Bonheur... Toute ma vie...
Je continus, marche, marche, je ne veux pas arrêter, je dois arrêter. Au matin, je t'en supplie. Un instant. Ne pleurs pas. M'accompagneras tu ? Non.
La réponse je l'attendais au lit de mon désespoir tombé comme une goutte, ne pas arrêter, ne pas terminer, cette phrase, ce cri que plus rien ne respectera se lance, n'a plus peur, le filtre de sa douce existence s'étant enfui il n'a plus le choix. Plus rien pas même de souvenirs.
La tristesse, ce moment de la fin arrive, je soupire, déjà ? Oui déjà. Viens à moi, tue moi, embrasse moi...
Thomas Debris

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