Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, quand la douleur emplit mélancoliquement le cœur, ce peu d’amour, sera-t-il de trop ?
Les souvenirs ressurgissant par milliers, les couleurs ne se mélangeant plus, le corps criant un triste effroi. O paris, la seine coulant délicatement en tes veines. Ta chance viendra t elle ? As-tu besoin d’ouvrir les yeux ? Ma foi si tu étais homme, je te fendrai l’âme.
Marchant dans ce long couloir, les pas cognant délicatement un sol gris, le paysage flamboyant sur les côtés tu ne vois rien, ne comprends rien. Est-ce véritablement nécessaire. Les Immortels soufflant au monde de biens lugubres paroles, tes yeux sont perdus, agars, ne sachant trop où se poser. Tu continues ta marche seul, bien seul. Mozart, Rimbaud dis tu ? Ta personnalité complexe, se multipliant à l’infini dans son cœur à elle.
L’homme était allongé dans un champ de neige. Au dessus de lui, de multiples images bariolées. Rêvant ainsi il pleure tristement, mais n’a plus peur au moins, se battra jusqu’au rouge, déchargera toute sa haine. Seul il restera ici allongé, éternellement il ne peut plus, ne peut plus supporter tout ça.
Le matin fut clair, la lune s’était agilement enfuie laissant une trace poudreuse dans le ciel. La nuit elle avait fini par déposer l’écume belle d’une rosée sur ce visage. La vie avait repris son cours, mais n’y pensons pas jeune homme, cela vaudra mieux n’est ce pas ?
Sans vouloir te commander, viens ici, à mes côtés, viens me trouver. Je ne suis pas loin. Toi ici étendue une plaie dans le cœur, lève toi, aime ton mouvement. Ne reste pas ici, crois moi ne reste pas ici. Regarde les étoiles t’ont doucement quitté, se souviendront elles de toi, ici dans cette belle prairie d’azur blanc ?
Sans concession tu devras l’oublier, cette grande déesse au regard de pierre. Sais tu seulement, si lisses sont ses façons, oublie là. Cette sirène n’a que faire de ton cœur palpitant, depuis bien longtemps le froid glaça ses amours. Ta punition ? Sens-tu la sueur à ton front, sens-tu l’angoisse lentement t’enveloppant. Rejette, met y toute ta force, ô oui toute ta force.
Les barreaux emprisonnant désormais ton regard, le ciel ombragé, il pleut. Ton corps bloqué entre ces filaments. Retourne au sommeil, il n’y a plus que ça dort, oublie. Les morsures du temps te feront oublier, tristement, tristement. Prend ma main réchauffe la, frotte la jusqu’au pourpre, lave nos fautes, nettoie ces fautes…
Hiver 2010,
Thomas Debris
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