vendredi 26 février 2010

Sentier Orangé

Marchons seul sous le souffle rauque du vent. Des odeurs, un parfum de douceur n’ayant aucun regard. J’avance dans ce seul décor, terriblement. Les étoiles brillent, jaunes, vertes, oranges rien d’autre : j’avance. Le sol de roche n’est pas régulier, sans sentiments. Un plaisir, oui recommençons à l’éternel là je m’arrête, seul avec une brise orangée qu’aucun rêve n’égal. L’âme divague. Le regard vers ce sombre ciel et j’oublie. J’y grandirai dans le froid. Le vert craque et respire, pas de bruit. Chaos emportant les cœurs. Tu ris tandis que le sang arrose ce macadam. Je t’enlace et pleure. Un jour je vous dompterai sous le chapiteau grotesque de votre vie et maître, pas de vie. Quel cocasse et ne sachant trop pourquoi sans filtre abrupte le langage fragile de cette libre solitude rebondit, retombe et meurt, il ne porte rien juste tranquille et immuable roc. Tu continues, tourne et t’enroule une magnifique moue trop courte. Un élan passionné sortant de l’oubli, ne pas le mordre au risque d’y perdre le sourire. De tes yeux bleus je pleure, ton regard la consommera, idole sans fin ! Vierge opaque dans une fumée de coton doux. Ne rien arrêter, un frisson, deux, trois. Beaux chiffres non ? Je ne sais plus. Te présenter cette neige des rues de Londres. Pousser, froid, chaud, non, non…

Continuez, pleurons.

T.D.

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