J'entends au loin crier la mer qui m'appelle
Ce vague et doux murmure des lèvres sur le sable
Comme un sanglot heureux accompagnant le cri
Des mouettes ces oiseaux prophètes de l'immense
Cette plainte éternelle me porte sur son dos
Et emmène voir mon coeur là où l'Homme n'a pas d'yeux
Comme une balle de fusil ma pensée fugitive
File par plaines marais montagnes et déserts
J'ai aimé une Arabe caressé une Chinoise
Eu froid dans la neige blanche des monts Himalaya
Et je suis même allé jusqu'en l'Enfer de Dante
Puis je suis revenu à ma pensée première
Ce berceau qui joint tous les continents entre eux
Pourtant ce miel salé n'est pour moi qu'un beau rêve
Enzo Bossetti
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