lundi 1 mars 2010

Tristesse

Je ne sais pourquoi je te regarde, oublie la mort. Ce visage délicat. Te chercher, tout détruire, effacer ce blanc et se lancer. Oublier les pleurs. Les souvenirs ressurgissant d’une douleur incomprise. Embourber dans un désert sans faille ils trouvent la voie. République de désirs, non...

La solitude tranquille d’un voyage ne suffit plus. Douceur de tes caresses. Mais pourquoi trouver les mots justes. Livrer au monde cette Beauté. Poésie d’une fleur fanée. Rouge et morose je m’écrase. Raison rejetée. Science du passé. Téléphone d’une autre vie. Tout endurer puis passer. Rythme incompris et désiré. Je veux vivre. Despote d’un empire cassé.

A l’intérieur de soi tout le monde est comme ça. A qui trouvera la solution homme malheureux. Encore vous fumée de mon désespoir rouge et voyage orangé de mes histoires. J’ai peur. Insolant toi aussi tu n’es qu’un paysan, tu t’effaceras. Vieillesse incomprise la où le mal se terre. Au chaud je te parcours et pourquoi, je te le demande. Prend ma vie je m’en fous. Soirée de prière écrire un beau texte quoi qu’un peu discordant. Revêtu des habitudes on continue. Plus d’importance. Amour inconnu pourtant je te rêve. Je ne sais pas, je m’effraie.

Valeurs du déclin je rie. Tu ne me comprends pas, toute une vie je fus à a toi mais bientôt je t’oublierai.

La lune au reflet d’argent, le soleil lui semblable à mille autres continue sa route à ton cou...

Paris amour aux cheveux noirs.


Thomas Debris

Désespoir

Jeunes tant rejetés par la société levez vous. Combattez et crevez s’il le faut. Rien de plus beau et juste. Mourir pour les étoiles tant oubliées. Les hommes se succèdent, meurent et naissent dans cette indifférence béante. Que dire, pourquoi tant décrier nos malheurs. Ne nous surveillent t’on pas ? Manipulés nous sommes mais encore une fois que faire, rien n’en vaut plus la peine. Suicidons nous et oublions. Le sang coulant délicatement sur le macadam tu ne dis plus rien et tu épouses la mort. Ton corps alors tant chéri n’est plus rien juste un ennui ! Tes atomes oubliés se meurent et s’en vont chargés de tes souvenirs. Mais toi où vas tu ? Tes atomes te quittent mais que faire ? Rien.... Dans une chambre mauve ta mémoire est vide, tristement tu regardes des photos ainsi que ton âme. Mais tu ne dis plus rien. Tout va bien dans ce royaume oublié des souvenirs. Le temps reculant tu as peur et tu pleurs. Je t’enlace et rêve de t’embrasser. Je ne sais malheureusement pourquoi tu es promise à un autre. Je rêve de le faire avec toi, te faire l’amour t’emmener dans ces contrées éloignées de ton cœur mais tu refuses et pleurs. Un visage plein de souffrance, les yeux hagards et l’âme empourpré toi aussi tu pleurs. Le sang lui toujours doucement coule et arrose les corps des pauvres. Moi aussi je pleurs délicatement. Oublié je suis et attrapé par le destin. Ces grandes griffes me serrent le cou et m’étouffent. La fumée piquant la gorge me soulage. Je t’aspire lentement et comment dire, te délecte et savoure. Tu me rappelles ces lèvres sucrées et cet échange bref et étrange. Quoi de mieux que des rêves avortés ? Je vous hais et vous supplie. Les murs encore nous regardent et rient. Eux si faibles tiennent fortement debout et se moquent. Une lourdeur incompréhensible mais un amour oublié. Quoi de mieux. Un lit chaud ainsi qu’une couverture douce. Evoquons ce mot tant décrié rêve ! Mot dans lequel je m’enfuis et oublies ce sang rougeâtre. Tu ne sais plus marcher droit et on te critique. Mais n’as tu pas eu des pensées d’une beauté exquise ? J’en suis sur. Frappe toi, griffe toi jusqu’au pourpre et ne pleurs pas. Malgré tout ces adieux ne vendent en rien cette petite âme. Un esprit torturé alors se mutile.
Ce beau bleu est si froid, cette délicatesse tant recherchée inaccessible est. Mais toujours tu pleurs. A l’aéroport tu cours et pars à l’autre bout du monde. Malheureusement jamais tu n’oublieras. Ces travaux sous une casquette que reflète le soleil tu sues. La vie est là, tout ce que j’ai dit n’est qu’ennui. Enfuis-toi ! Nous marchions sur le bord de l’eau. Paisiblement elle coulait et s’enfuyait. Des passions révoltantes la hantent mais toujours tu es la comme une divine ombre. Changeons cette chanson et crions ! Deux lèvres m’appellent et me regardent. Le rythme les envahissant m’aspergent de désespoir, s’étendent et me montrent leur forme. Vivre aujourd’hui et pourquoi pas hier. Vous me faites chier et mon sexe se fiche bien de vous. Peur vous me faites mais mon âme de ça ne s’extasie pas. La musique alors me soulage et dans ses couleurs me berce.

Paris, l’ennui.
Thomas Debris

Mort Prochaine

Ecrire quelque chose. Se sentir vibrer face aux souvenirs déjà lointains, à cette musique d’une vie passée. Livrer au monde cette mort. Que de signes et d’impressions pour si peu. Que de folies étrangères. Je ne sais plus. Une drogue dans le coeur. Le sang battant au rythme d’une mort prochaine je pleure encore une fois. Oubliera t-on ces rêves. Nuit au soleil d’encre se pressant après le jour tout s’enfuit et se perd. Plus qu’un corps aux vagues impressions, une douleur d’un esprit incapable. Resserrer les liens de cet amour recherché. Plus de sens dans une société à la puanteur vrombissante. Malaise incompréhensible dans un gouffre invisible la fatigue vient. Les yeux clos mais les sens ouverts. Je continus. Ces yeux bleus d’un balcon de roses emplissant l’âme m’accompagnent. Que de choses inutiles et de jolies mots. Une poésie perdue dans les sens d’une enfance se terminant dans le froid. Rêver de l’envol blanc et délicat, à quoi penser déjà. Sauter sur les pavés rouges emplis d’un macadam endolori. Ah ! Vagues tranquilles d’un bord de mer je me prélasse. Colère de la faible inaction une névrose douce de regrets. Continuer dans cette route. Réussir et mieux détruire.

Terminer et pourquoi bientôt tout comme moi tu mourras...

Thomas Debris

Fin

Ecrire ce texte, tout lacher, tout abandonner. Ne plus garder ces Sentiments, ces impressions déçues.

Il arrive aux passions de s'éclipser, d'ombrager un ciel déjà trop bleu. L'éphémère ne compte plus. Seulement ce visage, ses yeux. Oui ses yeux que rien n'égalera, jamais. Une Drogue dans le coeur bien obligé de continuer je ne sais plus. Mes gestes tu ne les as pas compris, pas vus ? Ils auraient pourtant soulever la rumeur, la rumeur de ton coeur.
Pauvre imbécile !
Assis contre cet arbre le matin se lève, doucement. L'orangé de mon histoire est là, au fond. Le vent tranquillement se réveille. Souffle de mort, je m'y plais. Non pas que ces mots m'éffraient, ils m'excitent, m'abrutissent. Récit de création, un jour, sûrement ! Le temps s'écoule, chaque seconde claque, fouette l'espoir déjà trop fragile. Des petits cris, ton nom ? Je le scande à chaque instant. Tu tournes mon coeur. Education d'un sentiment, privé de liberté à quoi bon hein ? Toi tu le sais mon ami. Le soleil brille, jaune, bleu. Le sol craque.
Voyage d'un moment je ne peux qu'oublier. Cette fumée ? Tu me fais bien rire. Jeunesse perdue dans la misère et la faim. Ne jamais remettre à plus tard. Commencer, commencer dès maintenant. Mettre fin à tout ça, cette puanteur que même la raison reconnait. Tout comme moi tu mourras. Vis ! N'écoute pas ! Tout me quittant il ne reste qu'une chose, la libre écume, blanche, granuleuse. Elle disparaît.
Au bord d'une falaise j'observe. Le rouge désespoir alors me tente. Se battre, créer, enfin y arriver.
Mes cigarettes s'éteignent, prendre place. La peur s'y terre. La couleur renaît, le sentiment réapparaît, le souvenir surgit, l'amour ? Chaque moment, chaque instant se bloque, crisse, la fin approcherait t-elle ? Le plaisir s'interromperait il ? Egoistement je me relève, marche, la foule autour de moi n'écoute pas, se presse un mal dans le corps. Le froid colle à ma peau. Les marches sont dures, fatigantes. J'ai fait mon choix !
L'Etre progressivement, disparaît, s'éteint. Je le jette. Bonheur... Toute ma vie...
Je continus, marche, marche, je ne veux pas arrêter, je dois arrêter. Au matin, je t'en supplie. Un instant. Ne pleurs pas. M'accompagneras tu ? Non.
La réponse je l'attendais au lit de mon désespoir tombé comme une goutte, ne pas arrêter, ne pas terminer, cette phrase, ce cri que plus rien ne respectera se lance, n'a plus peur, le filtre de sa douce existence s'étant enfui il n'a plus le choix. Plus rien pas même de souvenirs.
La tristesse, ce moment de la fin arrive, je soupire, déjà ? Oui déjà. Viens à moi, tue moi, embrasse moi...
Thomas Debris

Nom

Au fond de cette vallée orangée deux yeux luisaient. Deux bleus. Sans rêve ni souvenir. Les paroles s'en vont, fuient cet endroit. Toi ? Tout ça tu ne le vois pas, ne le sens pas. Tu as peur. Au loin la mer dépose son écume, ses vagues. Je marche. Le sable sous mes pieds crisse, s'effondre, veut me pénétrer. Un visage. Le vent souffle, enflamme ma figure. La mort est là. Elle se repose pleine de désespoir. Je ne tomberai pas, sans toi. Seulement ces yeux. La foule a disparu, un silence dans le coeur.

La lumière s'est éclipsée. J'ai froid. Passion ? Le bleu d'un regard ? L'énergie un peu trop sombre des vagues étoiles ? Non non. Je continus. Devant moi une falaise, un vertige.

Le rêve alors surgit, souhaite, espère me délivrer. Je ne peux y aller. Ces yeux sont toujours là, m'observent.

Que faire ? Raison de mon coeur ? Folie de mon âme ? Questionnement sans fin, sans je ni vie. Le temps s'est arrêté. Seulement toi, encore toi. Tu ne me quittes pas. Jamais. Cette tristesse je n'en veux plus. Vide.

Je sors une cigarette, l'avale. Je pleurs. Mon Ami a disparu lui aussi. Sa voix ne m'atteint plus. Les souvenirs, je les ai perdus. En pleine course, rumeur !

Je ne pourrais dire, ces yeux s'approchent. Frissonant je les admire. De plus en plus près ils viennent. Comme paralysé je cri son nom, le lache, l'offre à l'éternel.

Tout s'arrête. Plus rien. La tristesse a disparu. Je regarde au fond de moi. Qu'y a t-il ? Le mal, hideux s'exclame. Tel un fou au visage parfait il me questionne. J'arrête, le tue et dans un dernier élan suicide le dernier de mes souvenirs, ton nom....

Thomas Debris

Vénus

Source belle d’effroi que jamais tu ne vis,
Au loin ce vert brille.
Il se lie à mon cœur
Cercles éternels et tranquilles d’un pleur.

Glace fragile où le mouvement se désire
Une ombre peut agir.
Amour d’un rêve que je déchire au plus vite
Ce froid n’est pas celui qui en ce sein s’agite.

S’épanouissant comme toute fleur ils s’écrient
Reflet aveugle, tu y tomberas !
Eclat d’une vie au vent je les ai surpris.

Ciel perçant et volatile du printemps,
Froissement étrange et délicat souvenir,
Tout en vain s’oublie, se perd et se ment.

Thomas Debris

Agloméra


Baigné dans un flot continu, tout s'enchevêtrant.

Mais que reste t-il ? Excepté cet amour grandissant, cette vague naissante. Mais que reste t-il puis je seulement crier, perdu on ne sait ou. Après tout. Et oui, bercé je ne peux dormir, je ne veux dormir. Tant de formes s'agitant, tant d'éternelles questions. Mais combien de temps pour s'oublier enfin ? Coupe aujourd'hui sans fin tu t'épuises, tu t'esquisses dans son cœur à elle, oui à elle. Après tant de moments, aurais je assez grandi, aurais je assez vécu au milieu de l'eau pour te connaître ? Aurais-je connu assez l'affreuse tempête, l'affreux gris d'un soir d'hiver. Allégresse, tu coules telle une ivresse.

Ce beau visage, ces formes douces, ce sourire exquis, si loin de tout ca, ne voyant tout cela, ce monde, ce mouvement. Pays dont je ne veux plus, a moi l'histoire d'une de mes folies ! Ciel obscur et bas, prions, prions dieu. Rêvons dieu et détruisons. Créons pour un instant, l'instant d'une triste brise.

Ce vent soufflait là, croyez moi, mes cheveux au vent il cognait lentement ce visage frémissant. Une étendue, une couleur, bleu, vert ? Je ne sais et ne désire mentir, inventer. Je marchais, des pas frôlant mélancoliquement un sol mou, tapissé par je ne sais quoi. Un pleur, une vague. Je croule, m'enroule, fuis. La folie rie ! Ah !

Au vent je lâche le trésor, l'abandonne, c'est la dernière fois, oui la dernière je te le promets, aime moi. Aime moi...

Thomas Debris