mardi 1 juin 2010

splendide vertu

Ni remords, ni regrets, combien de temps. Verrais-tu tout ça cher ami ? Au bord de la falaise le monde est rond comme un jour tu me le dis. La mer tranquillement s’étend, les vagues se soulèvent, se superposent dans ce triste méandre. L’eau comme le ciel est bleue. L’eau comme le ciel reflète le soleil. Tes cheveux couverts par le vent flottent au loin, tu aimes les caresser. Ton beau visage sourit, tu ne sais plus trop après tout. Cela prendrait-il fin. Attendre n’est rien, les larmes sont vaines. Le même refrain un an jour pour jour, ici où tout est vert, sinueux, le même refrain, la même chanson, la douce mélancolie, tranquille. Penserais-tu au passé ? Au fond ne serais-tu pas un exalté, ne prendrais tu pas la vie dans toute sa folie, son absurdité ? Je ne sais plus trop seulement pourrais-je te répondre. Toi ici, encore, les cheveux au vent, encore. Dehors la tristesse m’attend, si sombre, si dure. Toucher le silence. Si seulement, si seulement. Le monde s’étend paisiblement, les pas cognaient un sol mou, gris. Je te laisse dormir, un peu de tendresse ?

Une prairie d’azur blanc, un ciel de neige bleu, des sillons rappelant cette mort. Mélancolique tu dis. Tout est possible ! Et oui tout est possible, crois, rend aux idées leur statut. La mer frottait ce paysage, la falaise s’érodait sous ce triste ciel. Le spleen s’emparant du jeune homme il rit. Ah Hermine si seulement tu savais, si seulement tu savais. Mon cœur pour ta mort je l’ai façonné. Pour tes yeux je l’ai détruit. Pour ta voix je l’ai construit. Deux personnes dans cette pièce. Ici lui l’homme ne sait plus trop, rêvant de l’embrasser il se pend, pense à Hermine et dans un dernier saut se suicide doucement. Seul le craquement de ce tabouret est entendu à l’autre bout du monde. Lui, il souffre, crie, heureux il n’en peut plus, heureux il te dit : « je ris mais toute ta vie les marques sur ton visage à mon absence seront due, quoi je meurs ? Et bien oui je revois chaque scène, prêt a tout revivre je te laisse un dernier cri ! La beauté est ici, son masque de pierre tombée je vois tout, le sert contre ma poitrine. Adieu haha ». Je ne suis plus amoureux des étoiles. Son désespoir je lui laisse lâchement, on coule, on revient et comme lui on se pend. Viendrais-tu me voir, toi Mathilde. Prénom par-dessus tout que j’aime. Ne mélange pas tout, je ne suis pas une femme comme ça. Tu viens me voir, je te laisse, te claque et crie à ce monde bleu : Aucun regret mais Robespierre à toi toujours je pense, Vertu rejoins moi, tue moi !
Paris, l’ennui 24 mai 2010.

Thomas Debris

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