dimanche 17 janvier 2016
À la fin de l'Europe
vendredi 31 mai 2013
Boots
lundi 18 mars 2013
Gloire
Thomas Debris
jeudi 9 février 2012
Minuit intime
mercredi 18 janvier 2012
Récit
Des phrases se sont enfilées dans mon esprit: claires/concises. Aujourd'hui elles résonnent désespérément dans ce corps de pierre, hantent ces voutes de granit. Vous avez honte quand vous vous surprenez à dire une prière, tu te moques de toi. Leurs noms sont gravés, partout, à même le sol. Elles caressent les murs: doucement/trop près. Les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie (,) c'est un tableau pendu dans un sombre musée et quelquefois tu vas le regarder de près. Je n'ai jamais su pourquoi, cela tourne aujourd'hui à la névrose incontrôlée. Je me ronge, me mords et me tords. Mon visage je ne le vois plus, ne le rencontre plus. Mes seuls sourires sont dans le noir ; ils y sont discrets. Ils flirtent les corps, suggèrent une présence, pénètrent profondément. Mais le chant toujours résonne. Il me fait mal, trop mal. Mes yeux je les imagine vitreux, mes gestes je les sens brusques, mes mains je les touche raides. Le chant a tout rendu infidèle, ici dans mon temple. Plus rien ne se cache: tout s'agite.
J'étais cloué, ici, là, dans ce lit. Un petit lit: draps verts/oreiller blanc. Mon corps ne bougeait plus: je suais. Le chant me prenait, encore et toujours. Tout s'enchainait, crissait dans ma tête. J'étais cloué, ici, là, seul bien seul. Une femme un jour est venue. Sa voix me calmait; comme devant tous ces êtres beaux j'avais peur. Elle me parla de révolte, de ne plus accepter ces cliquetis incessants, troublants ; me révolter ?
'Terreur mortelle, regard perdu on ne sait trop où. Comment dire, comment délecter cet instant, le savourer, le haïr. Au fond d'une campagne perdue on vous pendit. Un regard inquisiteur brûlant chaque parcelle, chaque lieu, l'unique espoir, instaurer cet être suprême. Colère, triste et affable colère. Tu tournes en rond, dans cette pièce tu caresses les murs, dans cette pièce tu lorgnes le plafond. Ce souvenir resplendit, mille couleurs, plage de sensations. Ces jours-là le ciel était bleu, ces jours-là le vent était bon. Il frottait tes cheveux, les collait à ton front. Tu espérais; qu'une envie alors. Ne pouvant imaginer la suite tu continuais, ne pouvant imaginer tant de meurtres, d'horreurs sublimes: tu souriais.'
Me vint alors une vision: John Lennon étendu là, à New York devant sa résidence. Une ambulance file droit, son phare caresse les murs, son pinceau blanc balaye doucement la rue dans un va et viens régulier, on ne peut plus régulier. Il est à l'intérieur, ici ou nulle part, le monde alors roule avec cette ambulance. Il ne répond plus, lui: John Lennon. John Lennon fumait comme ses idoles, avait tout appris d'elles. Tous ces gestes calqués sur leurs gestes à elles. «J'ai appris toutes mes émotions d'Elvis» déclara t-il. Tout était répétition. Son Help fébrile, vide il le chantait là, il avait grossi, se droguait. Le cosmos, cette parure tombait et le suffoquait, l'écrasait. Rien à faire car désormais il se meurt avec le monde, sourit une dernière fois. Sa dernière image, une photographie d'hôpital: noire/blanche. On n'y distingue plus son visage. Le silence est entré en lui furtivement. Son chant s'en est allé bien loin.
Aujourd'hui tu marches dans Paris (,) les femmes sont ensanglantées (;)c'était et je voudrais ne pas m'en souvenir (,)c'était au déclin de la beauté...
Thomas Debris
lundi 5 septembre 2011
Souvenir
Il suffit de quelques secondes : le vieux poète s’effondra. On le transporta dans sa chambre. Là il mourut. Que dire ? Sa mort fut saluée.
C’était sur une longue plage, au bord de majestueuses falaises. Elles s’érodaient depuis tant de temps. Tout avait changé depuis sa première venue. Seul le ciel restait bleu, un bel azur de neige bleu.
Le souvenir resplendit jusqu’au dernier instant, jusqu’au dernier moment. Les galets immuables restaient. Gris, ronds ils rappelaient cette joyeuse enfance. Chaque hiver une promenade, chaque hiver un passage nouveau, chaque hiver une peur nouvelle. Jamais vous ne serez oubliés. Les marches étaient longues et difficiles, âpres en un mot.
La peur surgit ! La mer resplendissait. D’un gris bleu rien n’apparaissait. Défiguré par l’ombre solaire elle vieillissait, se ridait tout au long de la journée, recouvrant de voiles sombres chaque rêve. Les étreintes étaient ici possibles.
Thomas Debris
Echec
Les cheveux au vent, la pensée dans le vague. Il s'avance ici, dans cette plaine désertique : il fait nuit. Il pleut, l'orage éclate, la terre se volatise. Il ne regarde pas le ciel, juste devant lui. Il observe ces rides d'une nuit, la rage monte en lui. Il s'est trompé, a échoué. Mille couleurs dans le cœur il a parlé, mais n'a pas été écouté. Ces rêves se sont enfuis et là, bien loin de chez lui il marche paisiblement, tranquillement. C'était et il voudrait l'oublier, c'était à la fin de sa vie. Il repense une dernière fois, la croupe au loin à ceci : il ne peut que sourire.
Thomas Debris
vendredi 26 août 2011
Now
Un pigeon est le roi
perché sur son toit
ou plus précisément
sur un paratonnerre.
je joue à un jeu vidéo
qui s'appelle asphalt 5
nouveau sur la freebox
où tu gagnes des courses
un autre pigeon se pose
sur ce christ électrique
quand il veut
je me fais chier.
on sonne à ma porte
j'attends qu'on me livre un frigo
j'ouvre
une porte
une ombre imposante
celle d'une chose légère
et docile elle vient
ses parfums d'orient
ses joujoux grelottants
frémissent aux secousses
de l'étreinte
chaude
ses aisselles
sentent l'encens
et gouttes ne tombent
que de ses doigts
qui pleurent
silencieusement
s'éteint
la flamme
les cliquetis cessent
et le lisse s'efface pour
ne laisser que transparence
on sonne à ma prote
je reçois mon frigo.
ZEON
vendredi 5 août 2011
La nuit du cri
Mais les études, pas vraiment
Prioritaires en ce moment.
Le soir il sort pour s'amuser
Il s'absente, pour ne pas penser.
Des soucis, il en a
Pourtant.
Le soir jusque très tard
Souvent.
Un jour alors qu'il est seul, l'étudiant,
Il décide pourquoi pas, d'aller boire.
Et puis qui sait peut-être qu'en venant
Un ami verra-t-il, dans ce sombre brouillard.
Il marche dans la rue, et il va dans la nuit.
Heureusement la pluie, n'est pas là aujourd'hui.
Il se rend dans un bar avec l'espoir
De se sentire heureux, rien que ce soir.
Ce qu'il aime, c'est la musique dans la vie.
C'est pourquoi dans ce café, toujours, il finit.
Les verres suivent, un peu plus tard.
Trop de chaleur, sans un regard
Il sort le temps, dehors est doux.
Un vent fort souffle, un peu partout.
Et l'étudiant se dit, qu'il est très agréable
Ferme les yeux : regard, dans sa jeune mémoire
Une fois de plus, il se souvient
Paupières fermées, il voit très bien.
Alors il marche, en sentant la nature
Et son esprit, tourné vers l'écriture
En cet instant, ne pense pas aux voitures.
De sa rêverie, un bruit soudain le sort.
Une lumière vive, tout à coup l'éblouit.
Un bruit d'abord.
Puis il part sans un cri.
SEYES
mercredi 29 juin 2011
Orbe
Orbe étrange et délicate, tu t'élèves lentement, bien lentement dans cet azur blanc. Autour de toi, que dire, tant de faux-semblant. Jamais je ne su, ne pu lui dire.
Le vent souffle bien étrangement; de tes yeux tu lorgnes le plafond, la croupe au loin. De ton corps tu sues, l'aimes pourquoi pas. C'est sur un balcon, c'est la mer que tu entends, érodant doucement ce sable gris, luisant. Jamais je ne vis, ne pu sentir.
Tu continues ta route tout droit, bien droit. Une perle vermeille, sublime à ton cou. Tu creuses, enterres ton ancienne vie. La mort pointe, tu te décrépis et fanes. Douce volupté, bien amèrement cela s'assèche mais c'est de ta vie, ton ancienne vie dont il s'agit.
Tout est bleu et profond, à perte de vu. Comme devant tous ces êtres beaux tu as peur, bien trop, mais ne serait-ce qu'un leurre? Oui, Allemande un jour je te dis.
Thomas Debris
mardi 31 mai 2011
Reprise
C'était tout comme disparaître à chaque bande d'ombre pour finalement s'effacer dans l'horizon. Horizon glorieux ? Qui sait ? Ne pas s'avancer sans parole sincère, avancer sans le masque de fer. Trébucher à deux reprises signifie d'un côté la chute, de l'autre l'envolée.
Contrées oubliées ou plutôt lointaine, crise de nerf sans éther. Folie habile s'empare de moi. A quoi bon mourir ou oublier les uniformes ratés ?
Peu de gens le savent, j'en fais parti sans doute mais j'ose me poser la question.
Laisse couler les arpèges mineures, elles grandiront elles aussi, le bonheur n'est pas loin, le malheur non plus. Exister, ne pas vivre. Oser, ne pas essayer d'aimer, ne pas apprécier. Marquer au fer le bitume c'est un gage pour ne pas faire saigner les dunes. Fumée et trompettes, l'une virtuelle les autres pour la fête.
Forçons les barrages et brisons les chaines avant de dormir sur le sol déclassé pour tapage.
Cracher le vent pour mieux respirer la brise, une perte douloureuse vaux sans doute une reprise.
Arthur Levassor
vendredi 8 avril 2011
Vexe
J'ai tout essayé... Me suis transporté... Tu vois ? Regarde moi... Ces courbes, tu les effleures, rien, oh non rien. J'ai longé ton corps, t'ai embrassée, t'ai transportée. Tu me dis. Vexe, ne vexe... Romantique... Mots pulsent. Je sens, te sens. Ici, là, partout, te sens, te ressens. Le bleu d'une vague, s'écrase mollement sur une douce prairie... La mer se retire... Sur la digue tu roules et t'effiloches... Onde, à l'arrivée, tu revois, vois. Tragédie, sinéquonone d'une raison. Grand. Tes souvenirs, droits comme ce i, fais-en fi ?
Cours, cours. Pleurs. Mieux ? Piteux... Ecoute. Au bord du mouvement, de la drôle bâtisse. Tu penses. J'ai toujours eu horreur du silence. Reprendre. J'ai entendu. Ces mots tu les tues, je les tue. Nos souvenirs font des îles flottantes, un soupçon de fadeur. A toi, désormais, à toi !
Tu marches. Regardes, ils rigolent au bord... Tu payes ? Indifférent. Tout te nargue et navre. Cette blonde, là, tu la hais ? Révolte ? Crie. Prie...
Tu peux. Il fait chaud, très chaud. Vrombit. Le ciel brille en cette triste nuit. Assis, lève ce regard. Un point, deux points, trois points... Tout crisse. Tout hurle. Flamboie. A toi... Tu rêves, d'une chair, d'une pression, une vulgaire pression en ce matin. Tu t'endors, la tête dans le vague. Tu rejoues les Scènes. Tu la vois. Elle. Au regard noir. Elle marche. Aux cheveux noirs. Elle rie. Aux longues jambes. Elle ne t'aima. Suite ? Fuite ? Crie...
T'as vu ce qui passe ? Tout à la place. Merci, amante, aubépine. Je te lamante. Désir que rien ne sache. Cœur sourd, t'as vu ce qui passe. L'amour à la place. Les journées, la tranchée se foudroie. Devant ces êtres beaux tu as peur, bien peur... Ca prend des jours fériés. J'ai du crever, trop fort ? Un peu trop... Un pistolet. Sur le ventre. Ivre. Tu dis. Français, oui je suis français. Bu. Un peu trop. On peut plus passer. Mais non, t'abuses... T'amuses ? Du front je t'écris. Ici au milieu du froid, de la tempête. Regarde moi ! Regarde moi ! Merci...
Le vent te colle. Toujours sur une ligne, à perte de vue... Le souvenir se désagrège, lentement, bien lentement, s’estompe. Perd. Un son. Je t'ai touchée. J'en rêverais. J'irai où tu voudras. Mais tue moi, tue moi...
Thomas Debris
mardi 5 avril 2011
Hier et Demain
Vouloir éviter la pluie ne me fait plus courir, le champs de bataille devient marais mais les contrées non ceinturées verront le ciel bleu, la plage n'est plus de bitume mais de sable ! Tout a explosé, constructions et institutions. Peu a peu on ne fuit plus, on se fige au bord du gouffre, effigie du bas des blocs. L'air lancinant n'inspire plus la danseuse mais s'élancent les plantes. Partie émergée du chagrin se floute jusqu'au lendemain. Laisse sonner les cloches de plastiques au détriment d'un glas plus glauque. Serre les dents mais protège ta langue, l'arme la plus musclée pourrait j'espère t'être utile. N'organise plus par pile ou face, file dans le mille pour vivre le rêve de l'ile. Ne pas sillonner l'océan sans passer par les digues. Vivre le pire n'affirme que l'avènement du bonheur, discret mais constant, envahissant.
Arthur Levassor
lundi 21 mars 2011
Heureux
La tempête survint, je la sentais. L'eau ruisselait de toute part, assaillant chaque parcelle, roulant bien éperdument... De ce lieu transis je me souvins, de ces beaux yeux bleus...
La nuit était calme, ici en cette ville. Tout se taisait, plus un n'hurlait. Un accord ? Romantique dis-tu ? Révolté je répondrais. Allongé sur le bitume, je repensais, revoyais. Mille et une couleurs, douleur dans l'âme et le cœur... Un jour, —inattendu—. J'y crois...
Zone, antique désert... Sur un pont, où tout tangue, c'est l'eau et l'onde que je vois. Descendre, monter, se cogner, crier. Jamais, entends-tu, jamais ! J'y serai, un beau matin, là où les routes se bouclent, là où pressés les nuages filent. Méandre attendu, entendu ? Souvenirs, je vous ai, vous hais ? Ne pleurs pas petit garçon, n'aime pas jeune fille... Marche, crève...
Pas de valeurs, sans valeurs. C'est la zone que tu vois, aperçois. De tes rêves doux et mous tu me renvoyas, et ? Si tu savais, je n'en ai que faire... Y en avait partout, ça giclait dans tous les sens...
Elle se réveilla, se maquilla ; dans ces yeux tu ne vois rien, de ces pleurs tu ne sens rien. Tu ne la crois pas. Tu marches. Tu hais. Tu penses. Tu vois. Tu espères. Tu aimes. Et. Comme devant tous ces êtres beaux, tu as peur, bien peur... Solitude. Heureux ? Où sont-ils ? Tous ces gens ? Regarde. Cette pierre taillée, c'est à sa gloire. Pas un ne fit autrement, tous sans exception... Il n'y a personne ici tu me dis. Je rie. Ne vois-tu ? Mais d'où viennent-ils ? Où crèvent-ils ? Jamais...
Tu écoutes. Tu te forces. Le temps, file, droit.
Une perle à son cou elle marche, ici, d'une allure majestueuse.
Folie désenchantée, c'est son regard
Qui au coin d'une émotion hagard,
Te fis voir l'iris tant désespéré.
Tempête révoltée ! Roc lésé !
mardi 15 mars 2011
Fragment
Orbe étrange et soudaine, ici tu te soulevas, t'écroulas. Que dire ? Rien, silence —hymne à notre bel hiver blanc—... C'est ici que je te vis, au milieu, de beaux yeux bleus. La Seine frottait tes pas, le vent, tes cheveux, au loin. Je t'embrassais, souriais... Ah oui je m'en souviens, lui au col droit sourit. Il marche derrière toi. De gloire.
Thomas Debris
jeudi 17 février 2011
Passion ; EDITO
Je ne crois au changement ; je crois à la destruction, préfiguratrice d'une construction.
Le combat mon seul mot, la lutte ma seule vue. Non ce n'est de révolte dont je te parle. Autour de toi tant de faux-semblants. Oublierais-tu ? Là où tu te trompas, as-tu couru ?
Regarde dans cette rue où seul tu marches. Sens-tu le vent frotter ta peau, le soleil cogner ton triste visage ? Tu repenses à tout ça, qu'as tu fait de mal, comme tu aimes dire ? Les vertiges, mes seuls Dieux.
Prends ton poing, lèves les armes, cries aux cieux ! Résiste, combat ! Ne pleurs pas ! Ah ! On te parle d'amour, de grands et de beau ? Tu croisas son regard au coin d'une émotion, n'oublie pas. Entouré de morts tu marches — c'est qu'au fond de toi tout flamboie. Que pourrais-je te dire ? Affirme ton être, fais toi voir. Révolte ? Je n'y crois pas. Heureux ? S'il faut se cacher, oh non. Chante cette chanson. Comment dire ? Poésie ma seule réponse, jamais je n'oublie, chaque jour l'ombre me pique. Je ris ; elle te prendra comme moi. Là-bas les éternels, ces fleurs si blanches se flétrissent ; le roc se ride, la falaise se courbe, l'onde se plisse. Mais elle au regard immortel, des perles à son cou, sourit. Intouchable, elle marche, ici. Je la sens, partout, l'imagine, partout. Son nom ? Je l'ai perdu...!
Tu me hais ? D'une prétention incontestable, au fond, qu'en ai-je à faire ? Je souris ; je cherche, partout. L'enfance me guide, le dégout me mène, et ? J'en fais le pari ! Un jour, sûrement, oublierai-je, et ? Au milieu d'une terre brûlée, j'espère, tout voir s'évaporer.
Thomas Debris
jeudi 13 janvier 2011
Espoir sans fin
La naïade est une nymphe
sur la cime des bois minces,
au rythme des coup de fouets
que le vent lui promet.
Libération haineuse
mais joyeuse, sans regrets,
le complot méthodique
d'un homme, d'un progrès.
Triste scène d'un recoin,
d'une vaine sans fin,
coeur dans les mains,
je ne n'attend que le tien.
Arthur Levassor
lundi 10 janvier 2011
Variation 1
Degrés Dominants des criques, rixes géographiques jusqu'aux baies, fruits des siècles de mésentente. Un souhait simple, de fait une nymphe ou une naïade sortie des eaux insalubres, des labyrinthes oubliés qui reviennent à la mode. Période de solde, semaine frénétique, sueurs spasmodiques, degrés dominants des rites, funèbres et lugubres teintes, passées par les codes du passé et du futur, des souhaités et des impurs. Ceux des ordures, mauvaises herbes en bordure de la capitale qu'on soigne elle pour que les robots s'y pâment, flânent dans les squares et s'endorment inconscients, complaisants du malheur inhérent à chaque site d'une journée, d'une vie sans bobos d'ou part dès lors le reflet plaisant de Sodome et Gomorrhe.
Arthur Levassor
jeudi 23 décembre 2010
Illumine
Illumine d'un pas délicat,
Ici, là, où que ce soit
Et le sol s'effondrera.
De cette douce neige
Cercle vermeil tu y verras,
Mais oublie-la.
J'étais là, ainsi, marchant. Toi à mes côtés, souriant. La nature sensible s'offrant, tranquillement à nos sens ébahis. Comment te dire ? Oui je repense au vieux poète. Il est mort loin, près de la mer, ces arbres il ne les a connus. Mais elle, au regard si doux, elle les connaît. Disant m'aimer, s'endormant, à mes côtés. Continuer après tout. Volupté abandonnée moi aussi je sourie. Désormais je revois Hermine. Elle vient là, me sourie un homme à son bras. Comment te dire ? Sûrement après tout, oui sûrement.
Le chemin était long, droit. A la manière d'une vague il s'étendait ; respirant pour finalement s'enfuir. Oui fuir, fuir loin de tout ça.
Compiègne 24/12/10
Thomas Debris.
lundi 13 décembre 2010
Fuite
Souvenirs décrépis, peau pourrie. Comment ? Comment... Aurais-tu pu fuir ?
Je regardais les jours s'étendrent, tranquillement. Amour, amour, aurais-tu pu fuir ?
Tant de moment,d'instants, ici ils s'écoulent. Deux petits yeux mouvant, une allure maladroite, des cheveux blonds. Une voix qu'un jour sûrement je reverrai. Aurais-tu pu fuir ?
Tu aurais du.
Va t-en ! Va t-en. Puis-je tout te cacher, te souffler. J'ai peur, au loin il crache une haleine immonde. Il me sourie et me crie, fini ?
Oui oserais-je espérer, qu'en as tu à foutre ? Rien, Ha ! Révolte, corps délabrant, crache. Oui crache... Ce soir tu ne me tiendras plus, de tes griffes je me suis enfui, enfin puis-je te le dire, enfin. As-tu connu ? Te souviens-tu ?
Thomas Debris