samedi 31 juillet 2010

Grande Ligne 8903

C'est sur le chemin de Nantes que l'on passait devant ces murs de brique et de broc. Tôt, lorsque le soleil regardait en oblique la cime des saules pleureurs, on apercevait parfois des animaux jaillir des totems touffus d'émeraudes. Puis soudain après le silence vert, le voyageur retrouvait anxieusement le bruit gris des citadelles à moitié abandonnée.Le désert vert rattrapait les densités urbaines avec facilité, l'affaire de quelques années finalement. Pendant que les incompris dessinaient des carottes sur les murs, j'étais réduit à attendre une salvatrice douteuse sur les coups de 9h. Plus grand chose ne s'animaient, parfois des regards, des sourires plus rarement, une taille entourée d'une jupe haute et un parfum oublié par un autre...


Arthur Levassor

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